Exposition de lomographies « Le Temps Suspendu »

Dans le cadre de la Première Biennale des Photographes du monde arabe contemporain à Paris, une exposition lomographique, un travail sur le temps qui interroge les traces perdues et qui imagine des lieux de mémoire.

10 novembre 2015 > 17 janvier 2016

Galerie Photo12 • 10 rue des Jardins Saint Paul • Paris 4

Entrée gratuite • Galerie ouverte du mardi au samedi de 14 h à 18 h 30 et sur rendez-vous.

Affiche_LeTempsSuspendu

« Le Qatar a été un de mes lieux de résidence. C’est un pays en effervescence, en marche vers son futur à grande vitesse. Doha en est son pouls. Le présent est déjà dans l’avenir. Le passé est en survie. Mon travail sur Le Temps Suspendu interroge justement ces traces perdues et imagine des lieux de mémoire. Car mon idée est de raconter une mémoire vouée à disparaître ou qui n’a pas forcément existé. La mémoire d’un pays aux traditions puissantes mais qui a du mal à préserver son passé, et préfère reconstruire un passé avec du neuf. Je suis donc parti à la recherche de ce temps perdu avec ce sentiment de vide et d’abandon. Faire appel au souvenir, à l’imaginaire par les accents romantiques du paysage. (…) Et c’est le choix technique d’utiliser un appareil de lomographie qui a déterminé une grande part de l’esthétique du projet. Le mouvement « Lomography » est un concept qui fabrique des appareils neufs issus d’anciens modèles bon marché trouvés dans l’ex-bloc soviétique, fonctionnant avec des films argentiques.

Je vais ici à l’encontre de la supra-perfection du numérique. Les images sont brutes, mal calibrées, floues, avec un cercle noir dans les coins et donnent du grain. L’appareil propose très peu de possibilités de réglage, mais laisse cependant de larges marges de manœuvre, quant au temps d’exposition, à l’avancement du film manuel, ce qui permet d’explorer des domaines inatteignables avec un appareil de base actuel… J’utilise des films périmés pour que la chimie soit elle aussi altérée. Chaque développement réserve sa surprise. La perfection laisse place à la réalité, à l’erreur. L’émotion prend le pas sur le monde ordonné. L’image devient archéologique, une approche rappelant celle des premières photographies ou celle de la peinture. »

Maher Attar

La première Biennale des photographes du monde arabe contemporain est une initiative conjointe de l’Institut du monde arabe et de la Maison européenne de la photographie.

carte Biennale

PRESSE :

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